Nicolas Schöffer Pionnier de l’art interactif

Il est l’un des principaux acteurs de l’art cinétique, mais surtout de l’art cybernétique, appelé aujourd’hui art interactif, en réalisant les premières œuvres temps réel de l’histoire de l’art.

Son atelier se situait à la Villa des arts dans le 17em arrondissement de Paris.
En 1948 , il invente le spatiodynamisme, c’est-à-dire, selon lui, « l’intégration constructive et dynamique de l’espace et de l’œuvre plastique »

Selon lui, le sculpteur du XXème siècle doit utiliser les techniques électriques et électroniques qui sont à sa disposition pour animer la sculpture. La cybernétique, élément essentiel de son œuvre, est « la prise de conscience du processus vital qui maintient en équilibre l’ensemble de phénomènes. » Il théorise ses idées en 1954 dans son livre le Spatiodynamisme, en 1955, il réalise à Paris la première sculpture multimédia interactive au monde, dotée d’un système d’interaction temps réel avec des capteurs. Cette sculpture mesure 50 cinquante centimètres de haut, sonorisée par une composition temps réel à partir de bandes magnétiques de Pierre Henry. Cette œuvre est considérée comme la plus grande contribution de Schöffer à l’histoire de l’art avec CYSP 1, sculpture robotisée autonome de 1956. Il invente l’art cybernétique qui permet l’établissement d’un « dialogue entre l’œuvre et son public » entre l’œuvre et son environnement. L’aboutissement de sa recherche sur les environnements interactifs fut le Projet de la Tour lumière Cybernétique ‘1963) prévue pour le quartier de la Défense, projet qui fut abandonné après la mort du président Pompidou alors que l’on construisait déjà les fondations.

Il introduit dans son travail le concept de « lumino-dynamisme » avec la série LUX (commencée en 1957). Il s’agit de sculpture produisant des effets lumineux mobiles grâce à des moteurs, des réflecteurs et des projecteurs.

Il participe à de nombreux spectacles expérimentaux de Maurice Béjart autour de sa sculpture CYSP1, installée sur le toit de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, dans le cadre du premier Festival d’avant-garde. En 1961, il crée une série de Clip pour la télévision française.



En 1968, il crée Luminon première œuvre d’art destinée à être produite de manière industrielle. Le lumino (fabriqué par Philipps) affiche des effets lumineux colorés se mouvant très lentement.

En 1973, il conçoit Kyldex1 à l’Opéra de Hambourg, un ballet interactif où le public était invité à participer au processus évolutif du spectacle.